Vue sur les gratte-ciel de la ville de Montréal en soirée.

3 questions à se poser avant d’acheter local

Cette année, il y a tout un engouement pour nous inciter à acheter local. On nous a aussi encourager à acheter, un peu, sans trop se poser de questions. Après tout, si les entreprises se disent Québécoises, elles doivent bien dire vrai, non ? Eh bien, pas tout à fait ! Si leur siège social est bien situé dans la province, les produits qu’elles vendent peuvent très bien provenir d’ailleurs. 

J’ai donc eu l’idée de vous donner trois conseils ainsi que d’autres solutions écolos que j’essaie le plus possible d’appliquer dans ma vie de tous les jours. Elles vous permettront de faire vos propres choix qui coïncideront avec vos valeurs.

1. D’où vient le produit ?

Un produit peut parcourir plusieurs endroits dans le monde avant de finalement atterrir dans notre pays. Il peut même y arriver en produit fini ou y être très peu transformé. Un déodorant d’une compagnie d’ici peut avoir des ingrédients qui proviennent de plusieurs endroits, mais être assemblés dans notre métropole. Certaines industries voient leur chaîne de production se diviser dans plusieurs pays. Elles affichent tout de même être des entreprises québécoises. On peut alors penser avoir acheter local, alors que c’est partiellement vrai.

Solution alternative : Puisque notre climat nous limite dans notre production de certaines matières, choisissez des produits transformés ici plutôt que dans des pays en développement.

2. Le prix reflète-t-il le coût de la vie au Québec?

Avant tout, le prix n’est pas un indicateur de qualité, ni de production locale. Par contre, il va parfois de pair avec notre coût de la vie. Prenons le concept d’un T-shirt, dont la matière première est cultivée par des travailleurs rémunérés honnêtement. Ladite matière est ensuite transformée en tissus, encore une fois de façon éthique, et finalement transformé ici pour devenir des vêtements. Si le design est conçu par un artiste d’ici, vendre ce T-shirt 20$ ne fait donc absolument aucun sens.

Le prix ajoute une certaine certification, mais il faut tout de même rester vigilant. Beaucoup de boutiques vendent des articles de piètre qualité à un prix trop élevé.

Solution alternative : Le seconde main ! Vous pouvez parcourir plusieurs applications Québécoises qui vous permettent de magasiner du seconde main ou encourager des entrepreneurs d’ici qui vous feront découvrir des petits trésors. Je vous suggère l’application Upcycli ou le site web Bon Magasinage.

3. Quelles informations l’entreprise me donne-t-elle sur sa compagnie?

Cette suggestion est probablement votre meilleur outil. Lorsqu’une entreprise prend la peine de créer un produit qui prend en compte l’environnement, l’éthique de leurs travailleurs ou l’exploitation de nos ressources, ils en sont fiers. La section « à propos » d’un site web en dit long. Faites attention aussi à des proclamations comme « Design fait au Québec ». L’article peut tout de même être produit et fabriqué au Cambodge ou au Sri Lanka, par exemple.

Par ailleurs, j’avais décidé d’encouragé une compagnie Québécoise, il y a quelques années. J’ai finalement découvert qu’elle se prétendait éthique et écologique alors que ce n’était pas le cas. J’ai vraiment été déçue, mais je n’avais jamais pensé lire les avis sur Google ou Facebook. Ils n’étaient rien de moins que choquants. Ne croyez pas tout ce que l’on vous dit et poussez plus loin !

Solution alternative : Je vous laisse suivre votre cœur. Vous pouvez y aller avec des entreprises qui font du upcycling, comme Loop ou encore Louve Design, ou celles qui font travailler les retraitées d’ici, comme Gibou.

Vous avez maintenant tous les outils nécessaires pour faire vos choix avant d’acheter local ! Garder en tête que rien n’est parfait, que vous avez le droit à l’erreur et que l”achat 100 % local n’est pas un objectif réaliste. L’important c’est de faire des choix qui respectent vos valeurs tout en respectant votre budget.

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